Côte d’Ivoire : Montée de Tensions et Blocages Baoulés contre le 3e Mandat de Ouattara

Facebook
X
LinkedIn
WhatsApp
Telegram

Côte d’Ivoire : Quand le débat sur le 3e mandat ranime les tensions Baoulé et enflamme les routes

Abidjan – La campagne électorale en Côte d’Ivoire, prévue pour la fin 2025, a déjà son lot d’étincelles. Le spectre d’un troisième mandat du président Alassane Ouattara ne cesse de diviser la classe politique, et la contestation monte visiblement en pression dans certaines régions. Ces derniers jours, des informations font état de graves troubles et de blocages de routes dans des zones historiquement liées à l’opposition, notamment au sein de la communauté Baoulé.

Le message est clair, même s’il est véhiculé par des moyens… musclés.

La “Belle Famille” et les Voies de la Colère

L’expression “belle famille” fait référence à la communauté Baoulé (ethnie de l’ancien président Henri Konan Bédié), qui fut un allié historique d’Ouattara avant que les routes ne se séparent, notamment sur la question du fameux troisième mandat.

Aujourd’hui, l’opposition aux intentions d’Ouattara est particulièrement visible dans les fiefs du centre. Manifestations violentes, barricades érigées sur les grands axes et affrontements sont rapportés, rendant la circulation périlleuse et ravivant de douloureux souvenirs de crises passées.

Ce n’est pas la première fois que cette contestation prend une tournure physique et spectaculaire. Les précédentes périodes électorales, marquées par ce même débat sur la constitutionalité du mandat, avaient déjà donné lieu à des violences communautaires et des affrontements avec les forces de l’ordre, faisant craindre le pire pour la stabilité.

Anecdote Ivoirienne ou Leçons du Cameroun ? (Interlude ironique)

Cette situation de blocage en Côte d’Ivoire nous rappelle que la politique africaine est souvent plus une affaire de logistique que d’idéologie pure. Au Cameroun, par exemple, on raconte que la vraie guerre des meetings n’est pas celle des discours, mais celle de la réquisition des motos-taxis.

Les partis, souvent le plus riche en tête, louent l’intégralité du parc de transport urbain pour s’assurer une foule nombreuse. Résultat : vous vous retrouvez avec des militants payés pour applaudir, coincés à un endroit, pendant que les vrais opposants ne peuvent même pas manifester parce qu’ils n’ont pas de quoi payer le transport pour rentrer chez eux.

Morale de l’histoire : Dans nos démocraties, le plus grand idéologue n’est pas celui qui parle le mieux, mais celui qui contrôle le transport. Pendant ce temps, en Côte d’Ivoire, l’opposition choisit de bloquer le transport public pour se faire entendre. C’est le même problème de fond : quand les canaux d’expression légaux semblent inefficaces, la rue devient le seul moyen visible.

L’Impasse du Troisième Mandat et l’Appel au Civisme

Au fond, le problème reste le même : l’interprétation de la Constitution post-2016. Le camp Ouattara maintient que le compteur a été remis à zéro, permettant un nouveau mandat. L’opposition crie à l’« anticonstitutionnalité » et y voit une trahison du principe démocratique d’alternance.

Coup de gueule de l’expert : Les Baoulés, ou tout groupe mécontent, ont le droit constitutionnel d’exprimer leur désaccord. Mais franchement, mettre les routes en feu ou tout casser, c’est comme essayer d’éteindre un incendie avec de l’essence. Le mécontentement est légitime, la méthode met tout le monde en danger et décrédibilise la cause. C’est une erreur grave ; on peut exprimer son mécontentement d’une autre manière.

Pour l’heure, l’urgence est double :

  1. Désamorcer la violence et rouvrir les axes routiers en toute sécurité.

  2. Trouver un terrain d’entente (ou à défaut, une acceptation) sur le cadre légal des candidatures avant que la tension ne devienne incontrôlable.

La Côte d’Ivoire, qui se veut un modèle de stabilité économique en Afrique de l’Ouest, se trouve à nouveau face à un choix crucial : la voie de l’apaisement légal ou le chemin semé d’embûches de la rue en colère.

Jusqu’où ira cette tension ? La contestation par les blocages et la violence est-elle le seul moyen qu’il reste à l’opposition pour se faire entendre ? Quelle autre forme de protestation pacifique la communauté Baoulé pourrait-elle adopter pour exprimer son désaccord sur ce 3e mandat ? Partagez votre solution civique en commentaire !

Donner votre opinion ici

Durée de la Promotion

Jours
Heures
Minutes
Secondes